"Penser global, agir local"

L'Humain au coeur du système ; une agro-écologie "technique" est un non-sens.

L'agriculteur n'est plus "exploitant" , un des termes les plus violents de l'agriculture moderne. Une mine exploitée est vouée à l'abandon ou au comblement. Est-ce le sort de la terre nourricière?

L'agro-écologie s'approche différemment selon les systèmes de production :

  • systèmes extensifs : l'objectif principal est d'augmenter la production et d'améliorer l'autonomie alimentaire :
    • en intégrant/combinant dans l'espace les plantes annuelles et pérennes;
    • en introduisant l'animal.

Projets au Maroc et en Tunisie : https://www.youtube.com/watch?v=nmeqUxhv6f4

  • systèmes intensifs en quasi-monoculture : l'objectif principal est de réduire la dépendance aux intrants issus de ressources non renouvelables et de limiter les effets indirects sur l'environnement:
    • en raisonnant et réduisant les apports fertilisants; l'étude du sol et de sa fertilité est un préalable
    • en intégrant les moyens alternatifs de protection des cultures;

Le ré-aménagement de l'espace cultivé devient indispensable.

Faire un état des lieux en système intensif s'impose, le diagnostic agro-écologique est un des outils pour y parvenir.

L'agriculteur produit pour nourrir et valoriser sa production, et non pour générer des déchets et gaspiller ; Un des travers majeurs de l'agriculture actuelle et de certains circuits de vente est d'imposer des normes cosméthiques (estéthiques) pour acheter les fruits et légumes au producteur.

Conditions de réussite de l'agro-écologie :

  • La présence d'un sol vivant, respecté et protégé est un préalable. Un sol pris en considération dans toutes ses composantes de fertilité biologique, organique, minérale et structurale.

Télécharger le fichier riman_sol_et_agro_ecologie_colloque_ch_agri_hte_corse_30_nov_2015condense.pdf

  • La réflexion au niveau d'un territoire et ou d'une surface importante est indispensable. L'agro-écologie individuelle et à l'échelle d'une parcelle n'est pas concevable. Comme "une goutte d'eau dans un océan" ou "une aiguille dans une botte de foin"
  • L'arbre l'ami du système, même en productions fruitières intensives et en mono-cultures végétales.
    • dans le système extensif : protection contre les érosions éolienne et pluviale ; parcage des animaux ou barrière aux intrusions des animaux dans les parcelles cultivées; complément alimentaire pour les humains, éventuellement pour les animaux ; bois de chauffage; source de matériaux structurant pour les composts ou pour pailler les cultures après broyage ; ...
    • dans le système intensif : augmenter la biodiversité "végétale" y compris dans les vergers ; héberger les auxilaires, les abeilles, les autres insectes pollinisateurs et les oiseaux ; réduire la consommation d'eau des cultures par évaporation ; ...
  • Les couverts végétaux, permanents ou temportaires. Le sol couvert, le moins possible nu, notamment en périodes de fortes pluies ou de vents violents.
  • La légumineuse, plante pionnière, "reine" de l'autonomie du système.nodosites.2.JPGIMG_2184.1.JPG
  • L'animal est complémentaire du système végétal, mais n'est pas une finalité en soi. Il consomme les déchets, valorise les réserves en herbe et apporte la matière organique.
  • Les déchets compostés, rien ne part en fumée.

A consulter la Newsletter initiée par Solagro, OSAE - PLATEFORME D'ÉCHANGES POUR LA MISE EN PRATIQUE DE L'AGROÉCOLOGIE.

Agroecology Europe Forum


Fostering synergies between movement, science and practice
25-27 October 2017, Lyon, France

Contact :

Florian CELETTE

Unité AGE (Agro-écologie & Environnement/Agroecology & Environment)

isaralyon

AGRAPOLE - 23 rue Jean Baldassini

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